En réponse à la pression populaire de plus en plus pressante et aux suicides en masses provoqués par l’absence de nouveau post sur ce blog (en fait, les suicides chez france télécom, c’est de ma faute.), voici ce dont vous avez toujours rêvé : un post, avec en plus des photos. Tada.
Donc, le week-end palederniermaisl’aut (ou : samedi en -15), ma mère, mes grands parents, mon frère, mais pas le petit prince, sont venus chez moi pour me serrer la pince. Ca a donc été l’occasion de refaire du tourisme oxfordien (bon, en fait, le centre, on en a vite fait le tour. Un jour, peut-être, je m’aventurerai dans les contrées inexplorées qui ne sont pas dans l’enveloppe convexe résidence-département-college), et surtout, de visiter Londres.
Il s’avère que c’est très facile de faire l’aller retour oxford/londres en bus (12euros aller/retour, que les anglais appellent simplement “return” pour des raisons connues d’eux seuls : visiblement, ils sont tellement pressés de revenir qu’ils oublient qu’ils partent. Le trajet dure 1h30, et il y a des bus toutes les dix minutes en journée). On est resté une après-midi, ça donne pas le temps de voir beaucoup de choses.
Donc, Londres. On a essentiellement visité du côté de Westminster, là où les anglais concentrent tout leur gouvernement (ce qui n’est pas très malin, en cas d’attaque de zombies généralisée. A croire que les anglais ignorent tout du péril imminent.) De ce côté, c’est très joli, et ils ont une concentration de bâtiments superbes assez impressionante du côté de l’abbaye. Par contre, les rues commercantes sont pas franchement passionantes (oh, tiens, des boutiques de fringues, ça alors.). Truc rigolo, un écran publicitaire géant qui invite (avec instructions très explicites) les passants à se faire prendre en photo devant en affichant des fonds censément rigolos (du style un parapluie pour que les gens se mettent devant avec leur main dessous pour faire semblant qu’ils tiennent un parapluie ! lol !). Sinon, la concentration de francais est assez impressionante, et avoisine le 54.2% (observation artisanale sur une dizaine de personnes, donc exacte à 3 chiffres significatifs.) du côté de Westminster

La capitale nous accueille.

C'est un ben, il est grand, ça fait Big Ben.

Des bouts de Westminster Palace, avec au premier plan Oliver Cromwell (les londoniens adoooooorent les statues). Au fond, Victoria Tower, mon batiment londonien préféré pour l'instant

Buckingham Palace. J'aime pas.

Un soldat protège la monarchie des invasions barbares. Position de repos. Notez le chapeau, qui peut servir à époussetter les meubles dans les cas d'urgence.

On ne sait jamais, un terroriste se cache peut-être entre la guérite et le mur d'en face. Vérifions.

Ah, ben non.

Le soldat étant rassuré quand à la présence de pédonazis dans l'enceinte, il va faire une belotte avec ses potes.

Des zoulis nuages, et une statue moche
Sinon, une curiosité locale. Un phénomène pour le moins curieux se produit depuis environ deux semaines : les anglais se prennent pour des plantes, et, comme ils font tout à l’envers, confondent printemps et automne. En conséquence, ils fleurissent, et un nombre conséquent d’entre eux arborent des coquelicots sur leur veste. Après interrogatoire poussé de populations autochtones (“hé, pourquoi que les gens ils ont des fleurs ?” au voisin d’amphi) sur la raison de cette floraison hors de saison, il semblerait que ce soit normal et répandu : les anglais fêtent l’armistice de 1918, et le coquelicot est apparemment un symbole, parce que des coquelicots se sont mis à pousser sur des champs de bataille. Ils sont malins ces anglais. Bref, ça m’a vraiment surpris que les gens commémorent le jour de l’armistice quasiment un mois avant; en france, c’est tout juste si les gens savent ce qui s’est passé le 11 novembre.
Voila, sinon, la vie oxfordienne poursuit sont bonhomme de chemin, rien de bien passionant à rapporter. Je commence à me faire au boulot à la maison, les cours sont rigolos, et les gens très sympas. Samedi, Gaspard l’impérialiste vient me rendre visite.
Voila, fin du post, à la prochaine quand j’aurai quelque chose à raconter.
(l’ornythorinque du titre est ici pour renforcer le contenu animalier du blog, qui était tombé ces derniers temps en-dessous du seuil légal. Avec l’ornythorinque, je remplis le quota pour l’année, et je gagne en plus des points à une partie abstraite de scrabble)