Les anglais et les licenses TV

décembre 3, 2009

J’avais vu ça à New College il y a quelques temps, j’y ai repensé aujourd’hui. Voila une affiche rappellant aux anglais que pas payer la license, c’est mal :

http://www.has.bham.ac.uk/studentaccom/housingservices/TV_Licence_Leaflete_PDF.pdf

Notez leurs slogans catchy (“We love your excuses. We use them as evidence.” et le plus court “There’s no excuse”) et leur ton badin (“on se balade dans les couloirs pour voir qui regarde la télé sans permission. Si vous êtes pris, toutes les excuses que vous pourrez donner pourront être utilisés contre vous au tribunal”).

C’est tout pour aujourd’hui, j’ai encore rien à raconter j’en ai peur.

Fin de semestre, reine et glandage

décembre 2, 2009

Ca fait quelques temps que j’ai pas bloggé, tout simplement parce que j’ai rien à raconter. Voici donc un update qui n’aura pas grand chose de passionant j’en ai peur. La fin du semestre approche, et il est temps ! Ca commence à sentir les vacances, et j’ai même séché quelques cours (c’est maaaaaal). 8 semaines, c’est quand même long. En plus de finir les  problem sheets (TD) restants, je me livre à l’activité passionante consistant à écumer le net pour trouver des doctorats intéressants qui proposent des bourses. C’est presque fini pour l’angleterre, avec quatre univs yen aura bien une qui me prendra, avec un peu de chance.  Ensuite, la même chose, mais pour la france. Youpie. Donc, vivement les vacances, où je vais avoir l’immense joie de pouvoir réviser mes partiels de début de semestre et faire mon “special topic” (essai de 15 pages sur un sujet spécifique) sur la formation de formes en biologie.

Sinon, aujourd’hui la reine était de visite à oxford, pour fêter les 500 ans de Brasenose College et réouvrir un musée, ou un truc du genre. Essentiellement, ça veut dire que la population a doublé (passant de étudiants à étudiants+policiers). J’ai essayé de voir si je pouvais l’appercevoir, mais je suis pas passé aux bonnes heures. Pour vous consoler, un panneau.

Les terroristes se cachent dans des vélos, maintenant. Notez que vélo faisant trop commun, ils ont préféré utiliser l'expression pedalcycle, qui fait tout de suite plus classe.

Voila, j’ai rien d’autre à dire, donc à la prochaine !

Moar photos

novembre 8, 2009

Hier donc, Gaspard est venu me rendre visite. On s’est baladés et on est notamment allés au musée History of Science, avec une expo temporaire Steampunk, qui est très classe. Pour les photomaniaques, je vous renvoie à son blog : http://gatimperial.wordpress.com/2009/11/08/oxford/

Londres, coquelicots et ornythorinques

novembre 4, 2009

En réponse à la pression populaire de plus en plus pressante et aux suicides en masses provoqués par l’absence de nouveau post sur ce blog (en fait, les suicides chez france télécom, c’est de ma faute.), voici ce dont vous avez toujours rêvé : un post, avec en plus des photos. Tada.

Donc, le week-end palederniermaisl’aut (ou : samedi en -15), ma mère, mes grands parents, mon frère, mais pas le petit prince, sont venus chez moi pour me serrer la pince. Ca a donc été l’occasion de refaire du tourisme oxfordien (bon, en fait, le centre, on en a vite fait le tour. Un jour, peut-être, je m’aventurerai dans les contrées inexplorées qui ne sont pas dans l’enveloppe convexe résidence-département-college), et surtout, de visiter Londres.

Il s’avère que c’est très facile de faire l’aller retour oxford/londres en bus (12euros aller/retour, que les anglais appellent simplement “return” pour des raisons connues d’eux seuls : visiblement, ils sont tellement pressés de revenir qu’ils oublient qu’ils partent. Le trajet dure 1h30, et il y a des bus toutes les dix minutes en journée). On est resté une après-midi, ça donne pas le temps de voir beaucoup de choses.

Donc, Londres. On a essentiellement visité du côté de Westminster, là où les anglais concentrent tout leur gouvernement (ce qui n’est pas très malin, en cas d’attaque de zombies généralisée. A croire que les anglais ignorent tout du péril imminent.) De ce côté, c’est très joli, et ils ont une concentration de bâtiments superbes assez impressionante du côté de l’abbaye. Par contre, les rues commercantes sont pas franchement passionantes (oh, tiens, des boutiques de fringues, ça alors.). Truc rigolo, un écran publicitaire géant qui invite (avec instructions très explicites) les passants à se faire prendre en photo devant en affichant des fonds censément rigolos (du style un parapluie pour que les gens se mettent devant avec leur main dessous pour faire semblant qu’ils tiennent un parapluie ! lol !). Sinon, la concentration de francais est assez impressionante, et avoisine le 54.2% (observation artisanale sur une dizaine de personnes, donc exacte à 3 chiffres significatifs.) du côté de Westminster

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La capitale nous accueille.

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C'est un ben, il est grand, ça fait Big Ben.

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Des bouts de Westminster Palace, avec au premier plan Oliver Cromwell (les londoniens adoooooorent les statues). Au fond, Victoria Tower, mon batiment londonien préféré pour l'instant

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Buckingham Palace. J'aime pas.

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Un soldat protège la monarchie des invasions barbares. Position de repos. Notez le chapeau, qui peut servir à époussetter les meubles dans les cas d'urgence.

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On ne sait jamais, un terroriste se cache peut-être entre la guérite et le mur d'en face. Vérifions.

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Ah, ben non.

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Le soldat étant rassuré quand à la présence de pédonazis dans l'enceinte, il va faire une belotte avec ses potes.

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Des zoulis nuages, et une statue moche

Sinon, une curiosité locale. Un phénomène pour le moins curieux se produit depuis environ deux semaines : les anglais se prennent pour des plantes, et, comme ils font tout à l’envers, confondent printemps et automne. En conséquence, ils fleurissent, et un nombre conséquent d’entre eux arborent des coquelicots sur leur veste. Après interrogatoire poussé de populations autochtones (“hé, pourquoi que les gens ils ont des fleurs ?” au voisin d’amphi) sur la raison de cette floraison hors de saison, il semblerait que ce soit normal et répandu : les anglais fêtent l’armistice de 1918, et le coquelicot est apparemment un symbole, parce que des coquelicots se sont mis à pousser sur des champs de bataille. Ils sont malins ces anglais. Bref, ça m’a vraiment surpris que les gens commémorent le jour de l’armistice quasiment un mois avant; en france, c’est tout juste si les gens savent ce qui s’est passé le 11 novembre.

Voila, sinon, la vie oxfordienne poursuit sont bonhomme de chemin, rien de bien passionant à rapporter. Je commence à me faire au boulot à la maison, les cours sont rigolos, et les gens très sympas. Samedi, Gaspard l’impérialiste vient me rendre visite.

Voila, fin du post, à la prochaine quand j’aurai quelque chose à raconter.

(l’ornythorinque du titre est ici pour renforcer le contenu animalier du blog, qui était tombé ces derniers temps en-dessous du seuil légal. Avec l’ornythorinque, je remplis le quota pour l’année, et je gagne en plus des points à une partie abstraite de scrabble)

Matriculation

octobre 17, 2009

Aujourd’hui, c’était la cérémonie de Matriculation, qui fait de nous des vrais membres de l’université. En fait, de cette cérémonie historique qui impliquait il n’y a pas un siècle des examens oraux en latin, il ne reste plus que deux trois phrases en latin.

Donc, rendez-vous à 9h dans le hall du college en sub-fusc (what else), pour le “roll call”, où le Dean of Degrees appelle tous les étudiants par ordre alphabétique. Ceux-ci répondent “present, sir” (à part les petits malins qui varient un peu). Ensuite, on va au Sheldonian Theatre deux par deux (je ne plaisante pas. On se tenait pas la main, mais c’était pas loin. On se croirait à l’école primaire !). Le trajet est pas bien long vu que mon college est juste à côté du Sheldonian mais pour ceux qui sont un peu excentrés ça doit être marrant :)

Une fois dans le Sheldonian, un très joli auditorium pas très grand, on s’asseoit, et après un quart d’heure d’attente arrive le Vice-Principal, plus un pote à lui avec un gros baton (je sais pas trop à quoi ça sert, peut-être pour taper sur les étudiants pas sages ?). Ils se font des courbettes à tour de rôle, disent deux trois phrases en latin et s’asseoient. Ensuite, discours classique du vice principal : oxford c’est bien, les colleges c’est bien, amusez-vous bien.

Ensuite, retour au college pour la photo de classe. Attente insupportable (surtout qu’il fait pas chaud dehors) pendant que le photographe agence les gens, photo, et fin. Finalement, c’est beaucoup de bordel pour pas grand chose, m’enfin bon.

Ce WE, glandage avancé :)

Début des cours

octobre 12, 2009

Aujourd’hui, c’était le premier jour de cours. Journée bien remplie parce qu’on est encore en semaine d’intro, on a des cours en plus, et que je vais à pas mal de cours pour voir lesquels je vais prendre. Moralité, c’était pas trop dur (cours d’intro), mais ça promet d’être beaucoup de boulot. Ils ont un système bizarre de TD : à chaque cours, le prof file une feuille d’exercices, qu’on doit faire et rendre. Des tuteurs corrigent les feuilles, et les rendent et en discutent lors des TD. C’est à comparer avec le système francais, où les étudiants arrivent mains dans les poches, et font des exos avec plus ou moins de motivation pendant les séances. Du coup, là, faut travailler chez soi, pfoulala.

Les cours sont cool pour la plupart, ça va des maths applis théoriques à la pratique du calcul en matlab. Ce matin, on a eu deux heures d’un cours organisé sous forme de projet, où on a un phénomène à modéliser, analyser par groupe de six. Ensuite, on présente les résultats au reste de la classe. Pour la première séance, c’était un modèle de camion pour transporter des troncs d’arbres. Pourquoi pas, hein.

Demain, comme le reste du semestre, premiers cours à 10h. Trop dur … :)

Sociabilisation, part III

octobre 12, 2009

(ce post ne va pas être bien passionant, mais comme j’ai rien posté depuis lundi, je meuble.)

Aujourd’hui, à 3h, c’était le premier meeting de l’OUSFG (prononcer ousfug), le Oxford University Speculative Fiction Group. En gros, le groupe existe comme excuse pour que ses membres se réunissent de temps en temps autour de thé et gateaux et discutent ou fassent des jeux débiles. Les gens sont super sympas et des bons gros geeks, mordus de SF/fantasy. Donc aujourd’hui, on a discuté et joué à deux jeux débiles.

Dans le premier, chacun met deux mots sur deux bouts de papiers et le met dans un chapeau. Ensuite, trois phases : dans la première, une personne fait deviner le mot en le décrivant. Quand il n’y a plus de papiers, on recommence avec les même papiers, sauf que ce coup-ci, la personne peut uniquement dire un mot. Ensuite, troisième phase, où la personne doit mimer le mot. Pas évident (essayez de mimer Kwisatz-Haderach, pour voir)

Le second, c’était le Loup-Garou, un jeu où le but est de tuer tous les autres, avec un gentil sentiment de paranoia qui se développe :) Pour les connaisseurs, petite  variante par rapport à celui pratiqué en france : les loups garous ne se concertent pas pendant la nuit, et chacun pointe sur une personne. Une personne qui a été pointée deux fois meurt. C’est pas mal, ça oblige les loups garous à se concerter subrepticement pendant le jour.

Bref, les gens étaient très sympas et c’était une super soirée. On est allés manger à un chinois un peu excentré, très bon rapport qualité/prix (bon poulet curry pour 5£)

Sinon, demain, c’est le début des cours ! Je me lève à 8h, argh.

Black tie dinner

octobre 6, 2009

Ce soir donc, c’était dîner pour les nouveaux étudiants master/phd (Graduate Fresher’s Dinner, en anglais dans le texte). Le Dress Code (comment on doit s’habiller) était “Black Tie”. Après recherche intensive, ça signifie costume (enfin, en fait, smoking, mais costume passe aussi ; encore heureux, ça m’aurait fait mal de racheter un truc) plus noeud pap noir (alors que, évidemment, le costume officiel, le Sub-Fusc, est un costume noir avec noeud pap BLANC : il a donc fallu que j’aille acheter un noeud pap noir à la dernière minute). J’ai juste eu l’impression d’être un peu pingouin, mais tout le monde l’est, donc bon …

Après une traversée d’Oxford (les passants semblent habitués à voir des pingouins traverser leur ville, personne ne nous a regardé bizarrement) et un meeting chiant à mourir au college (des docteurs/nurse/councellors du college, avec un focus plus particulier sur la grippe A : “si vous avez la grippe A, restez chez vous. Sinon, lavez-vous les mains, et évitez de vous moucher sur vos voisins”), on s’est retrouvés près de la chapelle au college pour du champagne, et ensuite on est partis au dîner dans le Hall. Là, l’éclairage est fait aux chandeliers (le Hall est magnifique comme ça), on s’assied sur les longs bancs et les plats sont apportés par des serveurs.

Le dîner était très bon : toast de fromage de chèvre en entrée (bon, c’est du fromage anglais donc on va pas trop en demander, mais c’était mangeable), magret de canard avec gratin dauphinois et un chutney aux fruits particulièrement délicieux, et meringue à la framboise en dessert. J’étais assis à côté de gens très sympas, notamment un canadien/belge/anglais qui parlait beaucoup et très fort – et ça, dans une salle énorme avec plein de gens qui parlent en anglais, c’est un avantage appréciable. Encore une fois, j’ai été impressioné par les gens (le mec qui vous raconte qu’il a fait quatre ans de service militaire et chassé les ours polaires, c’est pas banal), leur culture (ils parlent de trucs que je ne savais même pas que ça existait) et leurs voyages (tout le monde a l’air d’avoir visité la moitié du monde et fait des milliards de choses ; il paraît que deux personnes sont reliées par une chaîne d’au maximum 6 personnes, je suspecte qu’à oxford c’est beaucoup moins que ça).

Les gens amènent des bouteilles de vin. Fatalement, à la fin du dîner, il reste trop de vin dans les bouteilles. La tradition pour les finir est le “sconce” : essentiellement, des gens se lèvent, et disent “I sconce <une catégorie de personnes>”. Les gens visés doivent se lever et boire de leur verre. Ça va du simple (“I sconce all people from the Commonwealth”, ou “I sconce all people speaking Arabic”) au tordu (“I sconce the peoples who voted for George Bush in the last election”, avec huage en règle du mec qui s’est levé, ou encore “I sconce all people not wearing a black tie tonight”). Ca a duré pendant un certain temps, et c’était bien rigolo (du moins, ce que j’ai pu entendre).

Après ça, Port & Cheese (porto et fromage) dans la salle commune de la MCR, l’octagone. Ya pas à dire, les fromages anglais, c’est de la merde :) .

Enfin bon, bonne soirée, et j’irai aux dîners du style de temps en temps.

D’autre part, je souhaite remercier mon sponsor la parenthèse, qui vous a présenté les articles de ce soir. Promis, j’essaierai d’aplatir pour les prochains.

Début du Msc

octobre 6, 2009

Ce matin, je suis allé au college pour le ptit dej, en espérant un vrai ptit déjeuner anglais, juste pour voir. En fait, c’est juste des paquets de céréales et du lait :| . Arnaque !

Aujourd’hui, c’était le premier jour du master. C’était essentiellement intro à matlab, donc du point de vue scientifique j’étais pas trop dépaysé (j’en ai fait pas mal à l’ensimag). Du coup, ça m’a permis de joyeusement m’arracher les cheveux sur leurs claviers qwerty et de faire deux trois exercices rigolos en matlab (vous saviez, vous, que si on prenait trois points d’un triangle équilatéral, qu’on prenait un point au pif dedans et qu’on faisait aller ce point à mi-chemin vers l’un des trois sommets aléatoirement de façon répétée, ça dessinait le triangle de sierpinski – http://en.wikipedia.org/wiki/Sierpinski_triangle ? Moi non.).

Donc on a fait du matlab toute la journée, avec une session de présentation au début, et des pauses thé d’une heure toutes les deux heures – oui, c’est un peu la glande. Ils nous ont, évidemment, innondé de paperasse et d’idiosyncrasies oxfordiennes (“alors, nous on est le Numerical Analysis Group, on était au labo d’info, on bouge au labo de maths. Eux, c’est le labo de maths applis, mais ils vont changer de bâtiment. Et encore eux, c’est un groupe tout nouveau qu’on sait pas trop bien ce qu’il fait, et dont le financement vient d’arabie saoudite. Ah, et on va tous changer de bâtiment d’ici pas longtemps.”).

J’ai donc découvert mes camarades. On est 22 au total, représentant une bonne grosse variété de pays (6 anglais, des américains, canadiens, et européens. Pas du tout d’asiatiques, de façon surprenante), d’éducation (de l’analyse numérique et de l’info à la physique, en passant par les maths pures. Je me sens un peu privilégié parce que j’ai touché un peu à tout), et d’intérêts (analyse numérique pure, physique, biologie, finance, et un type qui fait ce master en attendant d’avoir un financement pour une thèse en histoire des maths !). Dans le tas il y a un total de 4 francophones, ça fait presque assez pour organiser une révolution. Ils ont tous l’air très sympas, et les profs aussi (ils viennent s’asseoir avec nous pour causer pendant les pauses et bouffent avec nous).

Demain, ça continue dans la même série, et je vais aussi rencontrer mon tuteur (qu’ils nous ont fait choisir en fonction de nos intérêts, et donc j’ai le tuteur que je voulais, ce qui est plutôt cool). Mercredi, jeudi et vendredi, c’est libre pour nous permettre d’assister aux évènements des college : glandage en perspective !

Sociabilisation update

octobre 3, 2009

Malgré la controverse suscitée par mon précédent post, j’ai continué tranquillement ma sociabilisation.

Mercredi donc, c’était la journée d’orientation pour étudiants étrangers. Ca a commencé par un speech du vice-chancelier de l’université (blablabla, on est les plus forts, blablabla, les college, c’est bizarre, mais c’est bien, blablabla l’année ça passe vite, blablabla, amusez-vous bien), puis deux conférences, du moins en théorie : l’une des deux (sur : “être un postgrad à oxford”, ou un truc du style) a sauté (“our speaker has gone AWOL, so we’ll just proceed to the lunch”). L’organisation là-bas, ça a l’air d’être assez sportif …

Donc après la conf du matin (pas franchement passionante pour les étudiants studieux qui ont lu toutes les docs possibles et imaginables sur le net), c’était le repas, dans une pièce énorme (d’après la hauteur du plafond, l’oxfordien moyen du 14ème siècle faisait 10m de haut). Le repas consistait en une énorme table remplie de sandwiches divers et variés dans laquelle on pouvait piocher : c’était pas mauvais. J’ai repéré des gens qui font le même master que moi (une libanaise-francaise, un norvégien-francais, et une allemande-sudafricaine : j’ai l’impression que personne ici n’a vécu dans un seul pays pendant toute sa vie), et on est allés causer un peu à l’écart quand la pièce est devenue trop surchargée.

L’après-midi, j’ai glandé un peu, et je suis retourné au college pour le soir. Je suis tombé dans un gros groupe de plein de gens, et je vais éviter ça à l’avenir : je comprends rien, et de toute façon les gros groupes c’est pas spécialement mon truc. En revenant du college, je me suis cassé la gueule (bilan des pertes : un bout de plastique sur le vélo, et un peu de peau sur la main et au-dessus de la bouche). Rien de grave, mais à l’avenir j’éviterai de passer dans les couloirs à vélo quand il y a des bus à côté :)

Hier, c’était journée glandage, je suis passé à la bibliothèque du college prendre un bouquin sur la mécanique quantique (vu que mon edt est pas compatible avec le cours, faut bien que je me rattrape). La bibliothéquaire, visiblement ravie de voir quelqu’un dans la bibliothèque, m’a fait visiter, et m’a fouré une tonne de doc dans les bras (ils aiment le papier, là-bas.) J’étais émerveillé par la taille du truc (de la taille du quart de la BU scientifique de grenoble, à peu près, je ne m’attendais pas à ça pour une bibliothèque de college), et elle m’a répondu que c’était une petite bibliothèque et que celles des autres colleges étaient beaucoup plus grandes : j’ai dû passer pour un campagnard :-)

Aujourd’hui, encore glandage, et ce soir je suis allé prendre un pot avec les gens du master que j’avais vus à la journée d’orientation. On est retournés à la Turf Tavern, après un détour par New College (le college du norvégien-francais, qui nous a fait visiter) : c’est immense, je suis trop jaloux. Heureusement, j’ai pu me la péter en montrant le pont de Hertford quand on est passés à côté. C’est la dernière fois que je vais à l’intérieur d’un pub, c’est beaucoup trop bruyant. M’enfin, c’était cool quand même, et les gens sont super sympa.

Ce we, pas de bouffe au college (en temps normal, il y aura brunch le midi, mais là comme le term n’a pas encore commencé, il n’y aura rien), il va donc falloir que je me débrouille !


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